🚪 La Porte des Tines (1565)
Sous la voûte, à droite, vous pouvez observer la Porte des Tines, datant de 1565. Regardez attentivement les gonds scellés dans les piliers : chacun est percé d’un trou destiné à accueillir la barre qui fermait autrefois la porte.
Ce secteur du village se distingue par ses hauts murs, qui suivent les dénivelés du terrain. Ces murs sont construits avec une grande variété de roches aux couleurs panachées, reflétant la richesse géologique du sous-sol local :
- Parallélépipèdes de molasse
- Blocs de lave enfouis sous les maisons
- Tessons de jarres et fragments de terre cuite
- Cinérites rougeâtres (cendres volcaniques compactées)
Ces éléments témoignent de l’importance de l’industrie de la poterie à Biot. Les murs de soutènement, appelés restanques, servaient à retenir la terre sur les pentes et à créer des surfaces planes cultivables. On y faisait pousser des orangers, des vignes, des oliviers et des figuiers.
💧 Le lavoir : l’eau, un trésor à préserver
Le lavoir du village, encore utilisé aujourd’hui, est accompagné d’un cadran solaire portant l’inscription latine : « Sine Sole Sileo » – Sans le soleil, je me tais.
Face à la rareté de l’eau, les habitants ont développé des techniques ingénieuses pour la capter et la stocker :
- Construction de canaux appelés béals à partir de rivières ou de sources
- Création de grandes citernes creusées dans la roche
- Acheminement de l’eau de la source Saint Julien (au nord du village) par des canalisations en plomb jusqu’à une citerne visible dans les vignes
Des systèmes plus complexes ont aussi vu le jour, comme les galeries drainantes :
- Ce sont de grandes conduites souterraines voûtées, taillées dans la roche
- Elles récupèrent l’eau de pluie infiltrée par capillarité et la dirigent vers les citernes
🏘️ Le chemin de ronde
En remontant la rue des Tines :
- Sur votre gauche, admirez un balcon en demi-cercle
- Sur votre droite, découvrez le charmant coin du Rondon, avec son escalier en demi-arche menant au premier étage
